La profession d’avocat en France attire de plus en plus, symbolisant à la fois la défense des libertés individuelles et l’accès à la justice. En effet, essentiel au bon fonctionnement de la société, l’avocat joue un rôle clé dans la protection des droits de chacun. Selon le Conseil National des Barreaux (CNB), la France comptait environ 76 274 avocats en 2024*, un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs décennies.
Avocat en France : rôle, missions et qualités
L’avocat est un professionnel du droit dont la mission principale est de défendre les intérêts de ses clients, qu’il s’agisse de particuliers, d’entreprises ou d’organismes publics. Ainsi, il joue un rôle crucial dans l’accès à la justice en apportant des conseils juridiques, en rédigeant des actes légaux et en plaidant devant les tribunaux.
Par ailleurs, pour exceller dans ce métier, plusieurs qualités sont requises :
- La rigueur : essentielle pour maîtriser les textes juridiques complexes,
- L’éloquence : pour convaincre lors des plaidoiries,
- La capacité d’écoute : indispensable pour comprendre les attentes des clients et proposer des solutions adaptées,
- Le sens de la justice : l’engagement dans la défense des droits fondamentaux,
- La résistance au stress : primordiale dans la gestion des situations conflictuelles et des délais serrés.
La profession présente de nombreux avantages, notamment une autonomie et indépendance importante. Cependant, elle implique également des défis conséquents. En effet, la charge de travail peut être intense, les délais serrés et la concurrence rude, avec en moyenne une augmentation de 3% de nouveaux avocats entrant sur le marché chaque année*. De plus, une mise à jour constante des connaissances est nécessaire pour suivre les évolutions législatives et jurisprudentielles.
Du diplôme de droit au barreau : les étapes clés pour devenir avocat
La profession d’avocat en France, encadrée par une réglementation stricte, est accessible aux personnes titulaires du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA). La formation initiale est assurée par les Centres Régionaux de Formation Professionnelle d’Avocats (CRFPA) après des études universitaires en droit. Toutefois, certains professionnels peuvent accéder à la profession par une voie dérogatoire, leur permettant d’obtenir une dispense de diplôme et/ou de formation.
Le parcours universitaire
Le chemin pour devenir avocat commence par un parcours universitaire :
- Licence en droit (Bac +3) : acquisition des bases fondamentales,
- Master 1 en droit (Bac +4) : approfondissement des connaissances et choix d’une spécialisation,
- Master 2 (Bac +5) : non obligatoire mais fortement recommandé pour se différencier sur le marché du travail et développer une expertise dans une branche spécifique du droit.
L’examen d’entrée au CRFPA
Après le Master 1, les étudiants peuvent se présenter à l’examen d’entrée au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA), plus communément appelé « école d’avocats ». Organisé par les instituts d’études judiciaires (IEJ), cet examen est réputé pour sa difficulté, avec un taux de réussite oscillant entre 25% et 45% selon les IEJ. Il comprend des épreuves écrites d’admissibilité portant sur :
- Le droit des obligations,
- La procédure,
- La spécialité choisie,
- La note de synthèse.
Ensuite, les candidats admissibles passent ensuite des épreuves orales, dont le grand oral sur une question de société et une épreuve de langue vivante étrangère. Dans ce contexte, une préparation intensive, via des organismes privés ou des universités, est souvent indispensable pour maximiser ses chances de réussite.
Rappel : vous ne pouvez pas passer l’examen plus de trois fois.
La formation au CRFPA
Une fois admis, la formation au CRFPA dure 18 mois. Elle s’articule autour de trois étapes clés, à réaliser de manière continue :
- 6 mois d’enseignements pratiques : les cours portent sur la déontologie, la procédure civile, pénale et administrative,
- 6 mois consacrés au projet pédagogique individuel : réalisation d’une expérience dans des institutions ou à l’international,
- 6 mois consacrés à un stage en cabinet d’avocats : permet une immersion professionnelle et la mise en pratique des connaissances acquises.
Des écoles telles que l’École de Formation des Barreaux de la Cour d’Appel de Paris (EFB), l’École des Avocats Rhône-Alpes (EDARA) ou l’École des Avocats Sud-Est (EDASE) forment chaque année des centaines de futurs avocats.
Le CAPA : le sésame pour exercer en tant qu’avocat
La formation au CRFPA se conclut par le passage du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA). Cet examen final comprend :
- Des épreuves écrites, comme la rédaction de consultations juridiques et la procédure,
- Des épreuves oralestelles que la plaidoirie et la déontologie.
En complément des notes de contrôle continu, attribuées dans certains modules de formation, s’ajoutent à ces épreuves. L’admission à l’examen du CAPA est conditionnée par l’obtention d’une note globale égale ousupérieure à130. En dessous de ce seuil, des épreuves de rattrapage sont imposées. Le taux de réussite moyen à cet examen s’élève à 98%***.
Les débuts dans la profession d’avocat en France
Les jeunes avocats ont deux options pour débuter leur carrière en France : intégrer un cabinet d’avocats existant ou créer leur propre structure. Travailler en cabinet permet d’acquérir de l’expérience, mais offre moins d’indépendance. À l’inverse, s’installer à son compte implique une prise de risque plus importante, mais garantit une liberté totale dans l’organisation de son activité.
L’inscription au barreau : l’aboutissement d’un parcours exigeant
Pour exercer, l’avocat doit obligatoirement s’inscrire au barreau, une organisation professionnelle regroupant les avocats d’une même juridiction. Il existe plusieurs barreaux en France, répartis selon les différentes régions, comme le barreau de Paris, de Marseille ou de Lyon. Ainsi, les futurs avocats ont la possibilité de choisir librement le barreau auquel ils souhaitent s’inscrire, sans contrainte géographique. La procédure d’inscription implique le dépôt d’un dossier auprès de l’Ordre des avocats du barreau choisi, qui vérifie les qualifications et la moralité du candidat. Une étape symbolique vient couronner cette démarche : la prestation de serment.
Le barreau joue également un rôle d’accompagnement, proposant des formations continues et une assistance dans l’installation des jeunes avocats.
La digitalisation de son activité : un levier incontournable
Pour se faire connaître, les jeunes avocats doivent adopter une stratégie de communication efficace. Désormais, la présence en ligne est devenue essentielle pour les avocats afin de :
- Valoriser leur expertise,
- Développer leur clientèle,
- Renforcer leur visibilité.
Consciente de ces enjeux, Solency by KERIALIS propose une solution gratuite spécialement conçue pour accompagner les avocats dans leur transformation digitale. Cette plateforme permet de créer facilement et gratuitement son site internet tout en bénéficiant d’un accès à des contenus dédiés à la profession. Solency met également à disposition un livre blanc « Comment créer son cabinet d’avocat », véritable guide pratique se lancer, structurer son activité et se développer professionnellement.
Devenir avocat en France demande un parcours exigeant, rythmé par des études approfondies, des examens sélectifs et des stages pratiques. Ce métier allie compétences intellectuelles et qualités humaines, au service de la justice. Pour ceux animés par la défense des droits, il ouvre la voie à une carrière stimulante et engagée. Une préparation rigoureuse, alliée à de la détermination et de l’adaptabilité, permet de réussir dans cette profession essentielle au bon fonctionnement de la démocratie.
* https://www.cnb.avocat.fr/fr/les-chiffres-cles-de-la-profession-davocat
***capavocat